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Chlore, brome, ozone, trichloramines : à la piscine, des risquent avérés sur la santé
Risques d'utilisation de ces désinfectants L’agence s’inquiète surtout des risques chimiques. « Les produits de désinfection de l’eau (chlore, brome, ozone, ....) se recombinent avec la matière organique apportée dans l’eau par les baigneurs et forment des sous-produits qui sont des contaminants chimiques nocifs, comme les trichloramines ou le chloroforme », écrivent les experts. Les taux sont parfois importants et peuvent entraîner des troubles respiratoires (asthme, bronchites, ...), cutanés (eczéma) et oculaires chez les usagers. Selon le centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail: « Le chlore gazeux est un irritant oculaire puissant. À des concentrations de 1 ppm ou plus, on a observé des picotements, des sensations de brûlure, des clignotements rapides, des rougeurs et des larmoiements. Si l’exposition est régulière, les pathologies peuvent s’avérer beaucoup plus handicapantes. Une étude vient de révéler que les femmes, tout particulièrement les muqueuses de l’appareil génital féminin, étaient très sensibles aux attaques du chlore gazeux à taux élevés.
Pour info : L’électrolyse au sel n’est ni plus ni moins qu’une autre technique d’introduire du chlore dans l’eau et de ce fait, les effets sont identiques.
Les enfants particulièrement exposés l’AFSSET « appelle à la vigilance, du fait de leur sensibilité particulière aux sous-produits de désinfection et de leur moins bonne maîtrise de l’hygiène. Il importe que les bébés nageurs aient un suivi médical s’assurant de l’absence de contre-indication (notamment antécédents respiratoires) ». Le Pr Alfred Bernard, de l’université catholique de Louvain, toxicologue à l'UCL et directeur de recherches FNRS et son équipe ont dévoilé dans « The European Respiratory Journal » les résultats de leur nouvelle étude… vérifié aussi dans une étude norvégienne : Les chiffres sont effrayants. Les enfants, qui ont nagé dans les piscines intérieures plus de 20 heures avant l’âge de 2 ans, voient tripler leur risque de bronchiolite (3,5) par rapport aux autres enfants. Quant à l’asthme, 15 % des jeunes nageurs en développent plus tard, à l’âge adulte.
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